Bonne année 1909 ! jan17

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Fait passer tes amis

Bonne année 1909 !

Bonne année, bonne santé, du travail et puis bon ben… plein de bonnes choses, quoi.

Voilà, ça c’est des vœux standards. Un copier coller oral, qu’on balance autour de nous dès qu’on rencontre une personne qu’on a pas vue depuis… Pfiou, l’année dernière ! (cette boutade est récurrente, également).

Il y a aussi la cybercarte, belle intention. La version moderne d’une tradition qui s’est réellement généralisée en 1860. On envoyait aux amis, à la famille, les bons vœux. La tradition voulait qu’on se tape tout à la main, il fallait trouver des trucs à souhaiter au vieil oncle qu’on avait à peine croisé une fois et demi en bout de table y’a 10 ans. Et il fallait y mettre du cœur. Pas question de choper une photo de chaton assis sur un cœur en peluche et la balancer à toute sa liste de diffusion. Pas question de tricher.

Quoi que, franchement, s’ il y avait eu google au XIX ème siècle, tout le monde aurait pris sa plume et aurait inscrit sur le formulaire : « Exemples de lettre de bonne année » c’est certain. Aussi loin que je me souvienne, il ne me semble pas que l’informatique était très développée à cette époque… Je crois qu’ils galéraient encore avec les Atari ou quelque chose comme ça. Bref.

Le Google de l’époque s’appelait Armand Dunois. Un petit coquin qui a rédigé en 1909 « Le petit secrétaire des compliments ». Ce bouquin, je l’ai retrouvé en brocante. Un ouvrage qu’on aurait pu sous-titrer comme ceci :  « Le petit secrétaire des compliments, ou comment ne pas se prendre la tête à chaque fois qu’on doit rédiger du courrier pour toute la famille, tout en ayant l’air d’être le plus sincère des faux-culs. » En ce qui me concerne, si je devais vous souhaiter une bonne année et que je voulais m’excuser de vous avoir laissé en plan pendant plus d’un an, voilà comment je m’y prendrai, aidé de mon petit secrétaire :

Imparable.