Le BioBlog sur Le site du Docteurvander

 

jeudi 24 juillet 2008

Ultra Vomit ou les clefs pour devenir une star de la chanson française

Depuis ce début d’année 2008, le métal n’est plus réservé aux hardos et autres métaleux tendus du slip qui fracassent leurs congénères à coup de pieds et de poings dans la fosse. Vous ne me croyez pas et pourtant vous avez certainement entendu parler de ce groupe de l’ouest de la France dénommé délicatement Ultra Vomit, UV pour les intimes.

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dimanche 22 juin 2008

C'est la fête de la musique, donc forcément...


LA STAR incontestée de la fête de la musique c'est Jean Pierre Sauser. C'est connu. (son titre phare en écoute dans le player, à gauche)
Mais qu'est devenu Jean Pierre depuis sa dernière apparition dans l'émission "confessions intimes"?
Et bien il continue puisque rien ni personne ne peut empêcher Jean-pierre de chanter, voyons! Voici donc pour toi, jeune fanatique, une petite interview du Maître datée du début d'année 2008.



Et sinon, Didier Super, qui essaie en vain d'égaler Jean pierre, a sorti un nouveau clip. Et, ma foi, c'est très réussi je trouve pour ma part personnellement en ce qui me concerne (mais ça n'engage que moi) :

mercredi 16 janvier 2008

Jarring effects est bon, Jarring effects est grand.


Bonne petite nouvelle, Jarring effects, le label d'High Tone, Ez3kiel et autres Brain Damage propose la seconde édition de leur compilation JFX Bits. Pour ceux qui ne connaissent pas ces groupes ni "l'electro dub" d'une manière générale et qui se disent que ça leur fait une belle jambe que Jarring effect ai sorti une telle compilation, et bien sachez qu'elle est gratuite. Et ouais!



Vous retrouverez dessus en exclu planétaire intermondiale un morceau du dernier album d'Ez3kiel : Battlefield qui ne sortira que le 22 janvier! Ce sera aussi l'occasion de jeter une oreille aux autres tels qu'Aku-Fen, Scorn, Phasme, L'oeuf raide... Pour être franc y'a du bon et du moins bon mais le mieux pour vous faire votre avis c'est encore de l'écouter puisque c'est GRATUIT! Du coup, lachez vous et chopez aussi la première édition sur laquelle on retrouve notamment High Tone.

dimanche 8 juillet 2007

Cephalic Carnage – Xenosapien

Cephalic Carnage est un joyeux groupe de musette venu tout droit de la bien belle région qu’est la Corrèze. Le groupe s’est formé le jour où Jacques Chirac a décidé de conquérir la France, depuis il n’a eu de cesse de suivre notre ancien Président dans tous ses meetings et ainsi offrir aux partisans de Jacquot de bien beaux moments musicaux fraternels… Je vous sens dubitatif et vous avez bien raison…

Xenosapien

Cephalic Carnage fait parti de ces groupes dont il suffit de prononcer le nom pour invoquer chez les gens à la fois rire et prostration. Rire car le nom est tout à fait annonciateur du style musical, ce qui laisse présager une bonne claque. Et prostration car la peur de prendre une dérouillée auditive guette nécessairement ceux qui se tenteront à l’écoute du groupe et qui n’ont pas l’habitude d’un tel déchaînement de violence. En effet, la première écoute de cet album est telle un coup de poing d’une violence extrême qui vous fait faire trois tours dans votre slip sans toucher les bords. Une désorientation absolue qui appelle forcément plusieurs écoute si on veut déceler les secrets de chaque morceau qui composent "Xenosapien".

Cet album est le premier que j’achète de Cephalic Carnage. Je ne suis pas un fin connaisseur du groupe que je connais seulement à travers quelques écoutes de leurs anciennes galettes. Cette critique sera avant tout personnelle et se basera uniquement sur l’album et non pas sur le parcours du groupe et une analyse de son évolution. Je dirais simplement qu’après avoir lu quelques lignes ici et là sur le Net, de nombreux fans trouvent l’album moins déjanté que ses prédécesseurs et ce petit grain de folie en moins, qui caractérisait le style du groupe, déçoit. Certes, c’est vrai que "Xenosapien" semble plus lisse et plus accessible mais il est incontestable que Cephalic Carnage reste un groupe maître dans le brutal death à tendance grind. Rentrons dans le vif du sujet avec ce "Xenosapien". Ce qui frappe dès la première écoute c’est que l’album est des plus complexes et même s’il semble plus accessible à des oreilles nouvelles pour ce genre de musique, autant bien s’accrocher car ça fuse. Les changements sont omniprésents, la technicité et la maîtrise des instruments sont hallucinantes. Les musiciens nous montrent qu’ils savent s’adapter et passer d’un style à un autre. En effet, "Xenosapien" est un savant mélange des styles musicaux les plus extrêmes. La quatrième piste, "Touched by an angel" très influencée par le black métal, des pistes telles que "Vaporized" ou "Let them hate so long as they fear" très ancrées dans le brutal death technique, ou encore un titre comme "G.blobal O.verhaul D.evice" à la fois lancinant et lourd qui ouvre de nouveaux horizons à cet album. Ce "Xenosapien" est un véritable melting pot des styles musicaux extrêmes en gardant comme ligne directrice la violence dissonante dont sait faire preuve le groupe avec des titres comme "Endless cycle of violence" ou "Megacosm of the aquaphobics", des titres techniques et brutaux qui prônent l’écartèlement, l’empalement et autres sévices corporelles d’un autre temps.
Vous l’aurez compris, l’album est un condensé du talent des américains de Cephalic Carnage, certes pas des plus originaux mais on est certain d’en prendre plein les oreilles. Les musiciens nous dévoilent des aptitudes impressionnantes dans la maîtrise dans leurs instruments, ça blaste, ça fuse à s’en déplacer les vertèbres.

Pour ce qui est des paroles, le groupe aime à polémiquer sur des sujets de société : La violence qui imprègne les médias et qui pervertit l’esprit des enfants, les sociopathes qui sont remis en liberté sans aucun suivi et l’omnipotence du pouvoir clérical, par exemple. Le tout regroupé dans un livret original avec des dessins et photos assez bien faits.

Pour conclure, "Xenosapien" est un album intéressant, violent et surtout qui montre la savoir faire des musiciens. Cephalic Carnage reste sans conteste un groupe majeur dans le style de musique qu’il interprète n’hésitant pas à s’aventurer dans de nouvelles contrées avec le titre "G.blobal O.verhaul D.evice" qui témoigne d’une certaine mélodicité à la fois rageuse et cyclothymique, représentée par le saxophone et la lourdeur quasi-doomesque du titre. Néanmoins, que les adeptes de brutal et autres mouvances barbares ne s’inquiètent pas car avec "Xenosapien" vous aurez de quoi remplir les fonds de caisse de votre ORL…

mardi 3 juillet 2007

Changement de costumes pour le Théâtre des rêves


Dream Theater est un groupe qui s’adapte. Leur premier succès date de 1992 avec l’album « Images and words », qui fait dans le mélange Heavy metal / rock progressif. Influencés de toutes parts on retrouvera dans leurs morceaux du Pink floyd, du Metallica, du Yes, du Genesis, voire même du Muse sur leur tout dernier album sortit il y a un mois. Du coup, ils ont clairement le cul entre deux chaises et c’est ça qui fait leur particularité, outre le fait que chaque musicien soit virtuose dans son domaine. Les albums se suivent et ne se ressemblent pas forcément, toujours « Troooop… » ou « Pas asseeeeez…. ».
Mais pour ce qui est de leur image, là y’a un soucis. Très nettement moins inspirés côté look que dans leurs compos, les zikos suivent les tendances. Et quand la mode des années 80 impose la crinière, les futs moulants et les chemises ouvertes, ils l’appliquent à la lettre.

Anecdote amusante : En 1991, lorsque le chanteur, Kevin LaBrie, rejoint le groupe, celui ci n’est composé que de mecs qui s’appellent soit Kevin, soit John. Et là on comprend que le manque d’inspiration était aussi un problème pour leur parents (américains, on s’en doute). Après concertation, le groupe décide de rebaptiser « Kevin LaBrie » le p’tit nouveau en « James LaBrie » sous peine d’avoir l’air cons… cette anecdote montre que le groupe n’est pas à un changement de prénom ou de chemise en soie près.
Tout ça pour dire que pour leur dernier album, le groupe a changé de label et a rejoint « Roadrunner » qui signe la majorité des groupes de Metal trash qui sont « dans le move » (comprenez : bénéficiant de campagne de pub bien balèze, image très travaillée et quelques titres taillés pour les radios Metal des States), de ce fait, comme il l’a souvent fait, le groupe change à nouveau de look. Je vous laisse apprécier l’évolution en image…

Toi aussi, amuse toi à retrouver « qui est devenu comment » en reliant les chiffres aux lettres.

dimanche 10 juin 2007

Hacride - Son'Art (Bordeaux)

Pour ma première chronique, j’ai décidé de vous faire un live report du concert d’Hacride. Le groupe poitevin était de passage vendredi dernier au Son’Art à Bordeaux. Pour l’occasion, Hacride était accompagné de deux groupes : Inertie et Aygghon.


Le Son’Art ouvre ses portes à 21h et c’est avec étonnement que je découvre une salle bien vide. En effet, très peu de métalleux dans les parages. Est-ce la faute de la soirée Ricard sur la place de la Victoire qui, cette année, nous fait l’honneur d’accueillir Amel Bent ? C’est bien connu que les métalleux aiment descendre quelques mousses en écoutant le dernier album d’Amel. Ou alors est-ce plutôt le concert de deathcore qui a lieu dans une salle concurrente, l’Hérétic ? Je n’y crois pas trop, je vois mal des métalleux écouter une musique aussi violente et mosher comme des malades. Bref, le mystère reste complet même si finalement on sait pertinemment qu’Amel Bent doit y être pour beaucoup.

Revenons à présent à nos moutons et donc au déroulement de la soirée. Inertie est le groupe qui ouvre le bal. C’est un jeune groupe bordelais qui ne s’en sort pas trop mal pour un début, mais malheureusement le public n'est pas de la partie. Il faut dire que le groupe officie dans un style assez étrange. Un mélange entre du heavy (pour le look du chanteur surtout : jean moulant et tignasse folle), du death et du post hardcore chaotique. Une sorte de mixe entre Buried inside et Soilwork même si Inertie est loin d’avoir les nombreuses qualités de ces deux groupes. Toutefois, Un sacré mélange qui laisse assez songeur quant à la cohérence des morceaux. Pourtant le tout s’enchaîne assez bien mais il manque un petit quelque chose. Le son n’est pas terrible et ça se ressent plus précisément sur les montées qui finalement tombent à plat. Le chant n’est pas des plus affûtés non plus. On aurait aimé ouïr plus de growls afin d’alourdir un peu plus les morceaux. Je pense néanmoins qu’Inertie est un groupe qu’il faudra suivre car quelques bonnes choses s’en dégagent, et en particulier cette audace de mélanger deux styles complètement différents.

C’est au tour d’Aygghon de monter sur scène. Le groupe officie dans un « néo métal brutal » qui pourrait être original, sachant qu’en plus le chanteur chante en français, mais l’ensemble n’est pas des plus passionnants. Les morceaux s’enchaînent et tous se ressemblent. La monotonie s’installe et il ne me tarde qu’une chose, qu’ils dégagent de la scène et laissent la place à Hacride. Je ne vais pas être de mauvaise foi et avouer tout de même qu’il y avait quelques passages intéressants. Il faut dire que le niveau est bel et bien présent et que chaque musicien maîtrise son art. Mais là encore, le son saccage le show avec une grosse caisse omniprésente et assourdissante. Certes je kiffe bien la double pédale, mais y a des limites. La grosse caisse a tendance à couvrir tous les instruments et à gâcher les morceaux. Je donnerais quand même un bon point à Aygghon qui a su bouger le peu de monde présent ce soir-là. Un chanteur à la grande gueule qui aime les blagues vaseuses et qui a certainement son diplôme de GEO, avec l’organisation d’un mini « wall of death » avec les 12 pelés présents dans la salle.

Il est déjà 23h et Aygghon vient de quitter la scène. C’est alors que le drame se produit. On apprend que le chanteur d’Hacride a des problèmes de cordes vocales et qu’il n’est donc pas présent. Il est remplacé sur toute la tournée du groupe par un certain Yann. Cette nouvelle me mine un peu mais le principal c’est que le groupe soit bien présent. Hacride est en train de s’installer avec au fond de la scène un drap blanc sur lequel sont projetées des images rappelant l’artwork de l’album. Hacride commence son set à 23h15 et ce, pour une toute petite heure. Mes craintes concernant le chanteur s’estompent vite quand celui-ci se met à brailler. Une voix similaire à celle de Sam. Je tire mon chapeau à ce mec qui a su coller parfaitement aux morceaux et préserver toute la puissance de la musique d’Hacride. Je peux vous dire maintenant que j’ai cherché qui se cache derrière ce Yann et j’ai trouvé. Il s’agit en fait de Yann Ligner, qui n’est autre que l’excellent chanteur de Klone et Mistaken element, deux groupes officiant respectivement dans du « métal » et du « death trash destructuré ». Pas étonnant que le Monsieur s’en sorte aussi bien derrière un micro. En tout cas, ça conforte mon opinion très positive sur ses deux groupes. Après ce petit interlude culturel musical, replongeons-nous dans le concert d’Hacride. Le groupe a joué presque la globalité de Amoeba avec seulement une seule chanson de leur maxi. Les musiciens maîtrisent parfaitement le set, on en prend plein la gueule. C’est puissant, rythmiquement impeccable, ça headbangue sérieusement à ma gauche, ça headbangue sérieusement à ma droite, le public est littéralement scotché face à la performance des musicos et moi je savoure chaque instant de ce spectacle. Mention spéciale à la chanson On the treshold of death qui était de toute beauté. Je regrette seulement que le groupe n’ait pas eu l’opportunité de jouer dans une salle plus grande avec un son de meilleur facture. Hacride stoppe les hostilités au bout d’une petite heure mais il n’y a rien à redire sur la prestation des pictaviens. Les deux autres groupes ont pris méchamment leur branlée face au bulldozer Hacride.

J’espère revoir Hacride en concert avec une petite tournée idéale qui les réunirait avec Gojira et Klone, par exemple…
PS : il y a un morceau d'Hacride dans le Radioblog.
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